Edito

Le festival de jazz au Broukay souffle ses 15 bougies. L’adolescence d’un festival, temps de mutation et de prise de conscience de son identité. Mais au fond, qu’est-ce qui nous lie au jazz ? Son origine, dans les champs de coton jusqu’aux quartiers défavorisés de la Nouvelle Orléans, mêlée aux influences du monde entier nous renvoie à nos missions principales : la diffusion et la promotion de la diversité culturelle, la création de liens entre les « genres » .

Mélange social des rythmes sous les couleurs de l’été ! Jaillissement d’émotion pour bouffées singulières sous les rayons de lune dans la nuit avancée ! C’est Jazz au Broukay. Tout cela parce que le Moulin du Broukay est une entreprise sociale pour l’insertion, la formation et le développement local. Au Broukay, c’est le Jazz avec l’humain en plus. Depuis sa création Jazz et économie sociale ont fait alliance avec la luxuriante verdure de la Vallée du Geer pendant trois journées de rencontres vivantes, de sympathie et d’amitié.

Pour nous, Jazz, Blues, Manouche, Tzigane, Klezmer sont les musiques vivantes du partage social, de l’émotion, de la rencontre singulière où se marient la voix des hommes et des instruments sous la stimulation des publics avides d’exaltation.

A ceux qui connaissent… Rappelons que Jazz au Broukay, c’est toujours 3 jours de musique aux ambiances particulières : le vendredi est plus classique avec le quintet de Ronald Baker, trompettiste chanteur hard bop, le samedi nous emmène dans un voyage vers le manouche, le dimanche reste eurégional, nous accueillerons des chanteuses à voix des Pays-Bas, de l’Allemagne et de Belgique.

A ceux qui hésitent… Sachez que Jazz au Broukay, c’est partager quelques instants suspendus entre plaisir et sentiment de liberté, c’est se laisser envahir par la magie de la découverte en pleine nature, c’est réinventer le monde d’un autre point de vue, c’est se laisser bercer par la douceur des lampions et des rencontres impromptues, c’est faire place à l’inconnu, le tout dans une ambiance bon enfant.